| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
C'est officiel. Une vague de sentiments tordus, irrationnels et incompréhensibles s'est abattue sur mon esprit et a englouti mon inspiration... Elle s'est débattue longtemps; chaque semaine, pour que je parvienne à écrire un article à peu près correct. Lesdits articles ont donc été la preuve triomphante d'une inspiration à l'agonie.
Je sais bien comment la faire revenir à la surface, mon inspiration. Il faudrait juste que je ries. Pas seulement rire comme je le fais ici, mais comme je ris en France. Pour rien, et surtout pour tout le reste.
ll faudrait que je râle, aussi. Pas non plus comme je râle ici, mais plutôt comme on râle en France. Pour tout, et surtout pour rien.
Je sais qu'elle reviendra, mon inspiration; c'est juste que je commence à perdre un peu patience!
En attendant, j'ai tout de même des choses à vous raconter. [Hmmmm Helga fait le repas, ça sent, l'ail; je respire à pleins poumons. Il faut savoir apprécier les petits plaisirs simples de la vie, moi j'dis.] Ahh pardon! J'ai dit que j'avais des choses à vous narrer.
Les cours finissent le mercredi 13 juin; tous les "Terminales" sont dont complètement hystériques parce que, comprenez-vous, c'est "la récompense de toute une longue et éprouvante scolarité" (dixit les enseignants et, bien sûr, les éléves eux-mêmes). Ah oui, une à cinq heures de cours quotiennes pendant trois ans, avec trois-quatre "gros devoirs" chaque année, c'est un régime presque inhumain, convenons en! Ce qui implique que nous autres, petits Français, pouvons nous auto-qualifier de surhommes ou, si l'on veut rester un peu humbles (un peu seulement), d'êtres humains à l'endurance encéphalique un peu plus développée. Notre arrogance et notre dédain légendaires chez les Suédois seraient donc finalement justifiés? ...
Il faut quand même que je vous explique un peu comment les lycéens suédois fëtent leur dernier jour au lycée; le terme utilisé est "ta studenten" voire "ta examnen"; littéralement, prendre l'examen... sauf qu'examen il n'y a plus, et ce depuis perpètes (1968). Autrement dit, c'est la belle vie jusqu'à leur 18-19-20 ans, et davantage encore le dernier mois de la derniére année.... Bon...je vais arrêter ici mes "moqueries"... Enfin bref, le 13 juin, donc, nous allons prendre studenten: petit déjeuner au champagne et fraises, remises des relevés de notes, tour en "char" (tracteurs, voitures, ou autres) dans le centre ville en criant et en chantant, repas de classe... Tous les éléves concernés sont habillés en blanc, et porte la studentmössa , la casquette de bachelier, en quelque sorte. J'aurais pu vous parler de tout ça le jour venu, mais je risque d'^tre super occupée au mois de juin, alors ce sera déjá une chose de faite. Si j'ai le temps, je metterai quelques photos sur le blog.
A part tout ce petit - tout petit - blabla(bla), que dire? J'ai certainement un monticule de germes de récits tous plus palpitants les uns que les autres à vous narrer, mais ils ont du mal à faire surface...la faute á qui? La faute à la vague tueuse d'inspiration.
Hier, j'ai fait le kursprov (devoir qu'il font dans chaque matiére à la fin de l'année) de Français. Etonnemment, j'ai utilisé tout le temps mis à disposition. Le sujet de compréhension écrite était très simple, mais les sujets d'expression écrite étaient aussi pourris que ceux que l'ont a en France (du genre en Allemand, LE sujet immanquable qu'on se ramasse plusieurs fois par ans pendant sept ans ! : "La mode est-elle importante á vos yeux?")... Dur dur de trouver quoi dire d'autre une fois la premiére phrase écrite. Phrase qui, en général, requiert au minimum dix minutes de concentration intense de la part de son auteur avant de naître. Après ça, pénurie d'idées. Il faudrait peut-ëtre penser à inventer des sujets traitables et présentant un minimum d'intérêt... ça m'aurait bien facilité la vie pendant ces sept ans d'Allemand!!! cela dit, ça m'a procuré un p'tit sentiment de joie quand j'ai vu les sujets qu'on donne au Suédois aussi; justice est faite, me dis-je.
Bon, Hannes ne m'a toujours pas remboursé mon café, j'ai "volé" deux crayons gris ("de bois", "à papier", si vous voulez. Moi, je dis crayon gris. Point.), je fais plein de photos parce que je n'en ai fait que 486 en dix mois, j'écoute la radio suédoise, je vais en laponie du 15 au 20 avec YFU, j'espére aller en Finlande un week-end avant mon départ, je dois acheter de slivres et des films suédois... blablablabla.Et re-bla. (et ce soir, je regarde Grey's Anatomy avec Sigge, comme chaque mercredi =) )
A bientôt, donc.Ce fut un long et inintéressant article, mais je vous ai laissé dix jours en paix avant de l'écrire, alors bon... sans rancune, hein?